Exemple d'images prises sur Saturne avant (before) et après (after) collimation.

Source : http://www.astronomyforum.net/astronomy-beginners-forum/125485-prepare-influx-beginners-bad-telescopes-2.html

La collimation 

 

La collimation est le réglage de l'alignement des différents éléments optiques d'un instrument les uns par rapport aux autres. Les livres d'optique nous présentent, pour chaque type de télescope, des principes de conception et des performances théoriques en supposant implicitement que cet alignement est parfaitement réalisé. Et même si ces ouvrages parlent peu (ou pas du tout) des dégradations causées par un défaut d'alignement, il faut savoir que les performances d'un télescope s'effondrent s'il n'est pas bien réglé. Et qu'aucun instrument, même s'il a été bien réglé en usine, ne conserve longtemps une bonne collimation...

 

La collimation est le moyen le plus radical (mais le plus méconnu !) d'améliorer les performances d'un télescope dans des proportions considérables. Souvent, l'instrument est métamorphosé. Aucun résultat à haute résolution ne peut être espéré sans une collimation irréprochable, le traitement d'image étant incapable de rattraper les désastres causés par un mauvais réglage. La collimation n'est pas une technique superflue destinée à faire plaisir aux puristes. Son importance est comparable à celle de l'accordage d'un instrument de musique : les images délivrées par un télescope déréglé peuvent être aussi lamentables que le son fourni par un piano désaccordé. Un amateur qui ne souhaiterait pas collimater régulièrement son instrument a tout intérêt à s'orienter vers une lunette de diamètre restreint. L'attrait du rendement (notamment en CCD) ne doit pas faire perdre de vue qu'en haute résolution la qualité est plus importante que la quantité.

 

La collimation est la pierre d'achoppement des télescopes, c'est certainement la principale cause de la réputation mitigée des Schmidt-Cassegrain. Ces instruments sont extrêmement sensibles à la collimation, et leur réglage peut être détruit par une fraction de tour d'une des vis de réglage. C'est une des raisons pour lesquelles des lunettes de petit diamètre, semblant défier toutes les lois de la diffraction, fournissent de meilleures images planétaires que des télescopes pourtant dotés de bonnes optiques de diamètre beaucoup plus important (cf. Quels sont les effets de l'obstruction ?). Les bénéfices d'une optique de bonne qualité ou d'une faible obstruction s'évanouissent au moindre déréglage.

Source : Site internet de Thierry LEGAULT http://legault.perso.sfr.fr/

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